Préparation mentale, les secrets de la concentration au tennis, et pourquoi on s’y trompe souvent

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Préparation mentale, les secrets de la concentration au tennis, et pourquoi on s’y trompe souvent

Je profite actuellement d’un tournoi professionnel en Sardaigne avec Pauline Déroulède pour revenir sur un point essentiel.

Un match de tennis, c’est 95 % du temps… passé à penser.

Moins de 5 % du temps correspond à des frappes de balle réelles.

Autrement dit : 95 % du temps, le joueur est seul en tête-à-tête avec lui-même.

Impossible de discuter avec l’adversaire.

Impossible de se cacher derrière un coéquipier.

Tout se joue à l’intérieur.

C’est ce qu’on appelle souvent la “concentration”.

Mais vous savez quoi ? – C’est faux.

Le mythe de la concentration

La concentration n’est pas un état magique que l’on perdrait ou que l’on retrouverait.

En réalité, nous sommes toujours concentrés. La question n’est pas “suis-je concentré ?”

La vraie question est : sur quoi suis-je concentré ?

Un joueur peut être concentré sur :

– sa frustration après une balle de break ratée,

– son agacement contre l’arbitre,

– la peur de perdre,

– l’énervement face à un adversaire qui ralentit le jeu.

Dans tous ces cas, l’attention est bien présente. Mais pas au bon endroit.

La concentration, c’est simplement le maintien de l’attention, sur une tâche, pendant un temps donné.

Le problème n’est donc pas l’absence de concentration. C’est la mauvaise orientation de l’attention.

Étape 1 : cibler la bonne tâche

La première étape, c’est de définir : où doit aller la concentration ?

Est-ce que la tâche, c’est de maintenir un bras relâché ?

De bouger vite sur les appuis ?

De se replacer au bon endroit après chaque coup ?

Ou de fixer une intention tactique précise ?

Un joueur qui identifie clairement 3 ou 4 tâches prioritaires sait exactement où ramener son attention.

Étape 2 : maîtriser le rappel

Votre concentration, c’est comme un chien. Et comme tout chien, elle a besoin d’un rappel.

Un champion n’est pas quelqu’un qui reste concentré tout le temps. C’est quelqu’un qui sait revenir pleinement concentré, en une fraction de seconde.

J’ai vu ça chez de nombreux joueurs, y compris Djokovic, que j’ai croisé plusieurs fois à Roland-Garros.

Comment font-ils ? Grâce à un stimulus de rappel :

– une phrase clé,

– une image mentale,

– un geste (resserrer son grip, tirer un élastique à son poignet, réajuster son bracelet).

Ce stimulus agit comme un bouton sur lequel on appuie.

Il rappelle immédiatement la concentration au bon endroit.

Dès que vous avez identifié vos tâches + installé votre rappel, vous sortez du mythe de la concentration.

Vous n’aurez plus besoin de vous répéter “concentre-toi”. Vous aurez un outil pratique, automatique et efficace.

Étape 3 : amplifier avec l’hypnose

Et si vous voulez aller plus loin, l’hypnose et l’auto-hypnose permettent d’ancrer encore plus profondément ce réflexe.

C’est ce que nous travaillons lors des Minds sur la plateforme communautaire Mental Camp.

Je suis Jonathan, créateur de Mental Camp, spécialiste de l’hypnose et de l’auto-hypnose appliquées à la préparation mentale.

Jonathan